| Un Moyano qui parle, un Moyano qui dessine, sont-ils frères ennemis ? Disons pour aller vite, de façon naïve brutale : l’un est réaliste, l'autre surréaliste. Ou mieux encore : l'un parle, l'autre se tait. C'est pourquoi le premier, obéissant presque à une loi intérieure, vérifie le monde à l’aune de l'autobiographie, seule et unique richesse du pauvre. Est-il simplet ? Sa vie est-elle banale et plate ? Antonio Moyano nous livre dans ce recueil à la fois lyrique et prosaïque, des moments de sa vie sous forme de poèmes. Il narre son quotidien, son travail, ses souvenirs d’enfance, la drague à Bruxelles et ailleurs. L’humour n’est jamais absent de ces tableaux hauts en couleur… On se coule dans ces textes aussi facilement que dans une prose narrative. |
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