| Mozart, plus que tout autre, s'est montré sensible à la singularité du drame lyrique en recherchant un équilibre entre le scénique et le musical. Don Giovanni l'illustre de manière exemplaire : avec cet opéra, en effet, la musique devient théâtre parce qu'elle produit le drame, et le théâtre devient musique parce qu'il l'intègre au mouvement de l'action. On peut dès lors le comprendre : les transgressions de Don Juan sont aux cloisonnements de l'ordre moral ce que l'opéra mozartien est à la distinction des genres. À partir de cette lecture “dirigée par Mozart”, Patrice Hamel formule un ensemble de propositions pour une mise en scène rigoureuse et inventive de la figure du Commandeur. En une suite de dessins d'une grande clarté, il renouvelle notre vision du célèbre ouvrage mozartien, offrant au lecteur un opéra à domicile. |
|