Après son Histoire du bouddhisme tibétain, Élisabeth Martens s'associe à Jean-Paul Desimpelaere pour cet essai qui propose une déconstruction des stéréotypes que nous nous faisons du bouddhisme tibétain, à savoir : «une philosophie de vie et pas une religion ou une religion athée, sans dogme et non confessionnelle, prêchant le pacifisme, la tolérance et la compassion, non politisée et sans ambitions économiques».
L'instrumentalisation à des fins politiques de cette philosophie religieuse est un des points centraux du livre.
Des thèmes comme «Grand Tibet», «Tibet historique» ou «Tibet culturel» y sont décortiqués avec beauoup d'attention. Pour autant, l'étude porte principalement sur les XXe et XXIe siècles.
Il y est aussi question de l'attitude versatile du dalaï-lama et de l'avenir incertain du Tibet.
L'ouvrage s'ouvre par un chapitre sociologique destiné à faire découvrir un Tibet réellement peu connu du grand public occidental et souvent ignoré par les médias.
Les auteurs
Élisabeth Martens est biologiste, sinologue et chargée de cours des religions et des philosophies d’Extrême Orient à l’Université libre de Bruxelles et l’auteur de l’Histoire du bouddhisme tibétain (l’Harmattan 2006).
Jean-Paul Desimpelaere est journaliste, spécialiste du Tibet (Tibet, het land van de roepers, EPO 2008).