Une monographie éclairante sur un écrivain majeur des lettres belges, hélas trop méconnu. Une analyse de l’œuvre en cours pour mieux l’appréhender dans une perspective, disons, philosophique.
Christophe Van Rossom relève ici un double pari. Celui, bien sûr, de présenter un écrivain de style et de caractère, mais aussi de proposer au lecteur, par le biais de l’analyse de l’œuvre en cours, quelques sentiers de réflexions, quelques clés qui permettent de l’aborder dans une perspective, disons, philosophique. Les livres de Jacques Cels, chargés de sens et de sensorialité, sont tout sauf des livres à thèse, mais rien n’empêche de les considérer pour ce qu’ils sont à l’évidence : de véritables viviers, charnels, d’idées praticables et d’hypothèses originales sur les sujets humains les plus divers. Jacques Cels apparaît en effet comme un audacieux architecte du sens, dont les proses, le théâtre, les essais et les romans sont susceptibles de rendre celui qui part à leur rencontre, sinon meilleur, du moins plus averti dans ce que Marguerite Yourcenar nommait le labyrinthe du monde.
|
|