Le roman Un électrochoc émotionnel. Premier roman. Etienne Ethaire prend le lecteur aux tripes. Et au sexe. Son deuxième roman confirme une trash-attitude qui consiste à planter un décor en huis-clos, puis à y installer une atmosphère étouffante par la maîtrise d’une langue sèche et rigoureuse. La méthode rappelle cette phrase de Catherine Breillat : « Le cru, c'est la manière de se mettre la réalité en face. C'est l'émotion, c'est une émotion vraie ».
Le personnage Une crique déserte. Un pavillon isolé sous la canicule. Même les nuits sont moites, écrasées d'une chaleur accumulée qui fait tourner les têtes. Alissia Lone, reine de l'audimat, passe ses vacances à Port-Aden. Elle traîne ses insomnies en de longues balades dans la ria. Une nuit de lune presque pleine, elle croise trois hommes en overdose de testostérone. Face à la bestialité, Alissia Lone s'accroche à la vie. Sa vie passée. Sa vie future, peut-être.
L'auteur Un an après La Langoureuse, Étienne Éthaire dénonce la violence faite aux femmes par le biais de la sexualité. Cet homme de 36 ans, qui écrit de pures fictions au « je féminin », trace les contours de son univers : la virilité brutale, l'angoisse de la mort, l'impérieuse nécessité du bonheur. Avec en toile de fond, cette sentence impitoyable: la vie est de toute manière trop courte. |
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